Ces cinq villages isolés de la côte italienne entre Gênes et La Spezia valent vraiment le détour. A chacun ses couleurs ocres ou rouges vénitiens, ses pentes plus ou moins vertigineuses, ses terrasses baignées de soleil, bref son charme inouï, mais toujours une densité de touristes impressionnante. D’où notre question : pourquoi ne pas les visiter en voilier ?

C’est un trajet à 500 miles nautiques au départ de Marseille, et il vaut mieux se donner le temps de le faire, disons 3 semaines, pour bien profiter de l’aventure.
Car c’est quand même une aventure. Après avoir quitté les côtes françaises, finis les mouillages dans des petites calanques abritées ; la côte Ligurienne n’en offre point. Le vent d’Ouest dominant se transforme en Sud-Est, et avec lui nait une petite houle de Sud difficile à éviter dans tout le golfe de Gênes.

Ces deux éléments sont à prendre en compte en arrivant par la mer au-devant des Cinque Terre. Bien que des coffres blancs ou rouges soient mis à disposition pour s’y arrêter ; les rouges sont vraiment réservés aux petites embarcations et les blancs pour les bateaux de moins de 5 tonnes. Reste le mouillage sur l’ancre par des fonds de roches d’environ 30 m.

Mes recommandations : Après avoir mitraillé ces magnifiques villages avec vos appareils photos, continuez votre route pour vous poser à Porto Venere. Port du centre-ville (onéreux), marina à proximité, ou même mouillage sur fond de sable vous y attendent. De là il est facile de prendre un bus pour La Spezia, puis le petit train où un Pass permet des stops à volonté dans chacun des villages. Ce trip complètera votre album photo.
Porto Venere

Sur le retour, n’oubliez surtout pas de jeter quelques lignes de traîne. Vous remonterez certainement quelques belles pièces à partir des nombreux bancs de thons ou de bonites entre 2 et 10 mN des côtes.

Bon voyage et belle navigation à tous.