L’île de Cavallo est située dans les bouches de Bonifacio, juste à gauche, après avoir contourné le cap Pertusato.
Nous profitons de quelques jours de vent léger et de mer calme pour nous aventurer dans ces eaux pleines de têtes de roche prêtes à vous couper le bateau en deux.
Alors malgré le temps clément, nous nous approchons de l’île avec 2 nœuds de vitesse, l’œil rivé sur le GPS agrandi au maximum. Connue pour ses gros rochers arrondis, l’île de Cavallo est un peu plus verte que sa voisine Lavezzi, ce qui la rend plus hospitalière. Autrefois surnommée « l’île des milliardaires » en référence aux stars y ayant séjourné dans les années 80, elle s’ouvre maintenant davantage au tourisme, accueille des bateaux dans son port disposant de 240 places, dont 37 pour les bateaux de passage, et reçoit régulièrement le service d’une navette, au départ de Piantarella.

Mouillage à Cavallo

Mouillage à Cavallo

Nous choisissons de rester à l’écart et mouillons dans la calanque de Ghiuncu au sud-ouest de l’île. Deux ou trois belles villas d’architecture originale bordent la côte, et d’autres plus délabrées, vestiges d’une époque révolue où elles se dissimulaient dans la nature jusqu’à s’y fondre. Seul au mouillage dans cette calanque, nous y retrouvons les gros rochers ronds, d’un gris lunaire d’un autre monde, donnant une atmosphère de calme et de plénitude malgré l’isolement. Au fond de la calanque, une petite plage de sable marque la limite des eaux turquoises.

La nuit est calme, et le réveil est grandiose. Je recommande.